vendredi 19 juin 2026 à 18h

Rassemblement : Stop the Funds!

Le projet d'expulsion de Prosfygika organisé par la région de l'attique reçoit des financements europééns (12 million) approuvés par la commission. 33 parlementaires interpellent la commission pour que ses financements soient retirés. soyons nombreuxses ce vendredi a 18h pour les 130 et 50 jours de grève de la faim jusqu'à la mort d'aristos et Suzon en défense de la communauté squattée de Prosfygika.

Depuis le 1er mai, Suzon Doppagne, une camarade liégeoise qui vit à Prosfygika depuis près de six ans, a rejoint une grève de la faim jusqu'à la mort pour défendre la vie et la communauté de Prosfygika.

Aujourd'hui marque le 50e jour de sa grève de la faim, et les revendications n'ont toujours pas été satisfaites. Suzon pèse désormais 38,6 kg et a perdu 19,58 % de son poids initial. Après 50 jours sans s'alimenter, sa santé est exposée à un risque sérieux de détérioration irréversible.

Suzon Doppagne lutte avec courage pour des territoires libérés et pour une vie digne pour toutes et tous. En tant que camarades, ami·es et membres de sa famille, nous soutenons profondément son combat ainsi que celui de la communauté occupante de Prosfygika. Nous croyons que leur profond engagement donne de l'espoir à toutes nos luttes pour une vie fondée sur la solidarité.
Partout en Europe, les occupations et les espaces de solidarité sont expulsés les uns après les autres, tandis que les attaques contre la vie humaine s'intensifient chaque jour. Nos luttes ont toujours été liées, car nous faisons face à un ennemi commun. Construire un internationalisme concret est essentiel pour renforcer notre résistance collective.

Après 50 jours de grève de la faim et de nombreuses actions de solidarité organisées en Belgique par la famille et les proches de Suzon, le gouvernement belge n'a toujours pas formulé de critique claire à l'égard de l'État grec et de son projet d'expulsion. Nous condamnons fermement ce silence et les risques qu'il fait peser sur la santé de Suzon.

La même critique s'adresse à la Commission européenne, dont les financements contribuent à ce projet d'expulsion. Toute utilisation de fonds européens devrait être contrôlée afin de garantir sa légalité et son respect des droits fondamentaux. Plusieurs organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, ont exprimé leurs inquiétudes concernant l'expulsion forcée des plus de 400 habitant·es de Prosfygika. La Commission européenne doit prendre ces préoccupations au sérieux et faire tout ce qui est en son pouvoir pour mettre fin à ce financement.

Nous appelons chacune et chacun à organiser des actions de solidarité, à rejoindre ce rassemblement et à continuer de participer à la lutte pour Prosfygika.


NO EU FUNDS FOR EVICTION!